Rudi Roussillon inégalable président de plomb S'il devait y avoir une nomination au « Président de plomb », nul doute que ce pauvre Rudi emporterait la mise haut la main et qu'il serait bien difficile de le rejoindre au firmament des incapables. La fonction a pourtant déjà côtoyé un sacré nombre de rigolos, même si le terme est impropre à qualifier son prédécesseur…
Enième erreur de casting Barthez a sans nul doute été le meilleur gardien de but du FC Nantes cette saison même si ses statistiques ne parlent pas en sa faveur. Il est vrai qu'il n'est pas le seul coupable, mais ne devait-il pas aussi contribuer à sécuriser une défense fébrile ? On a vite oublié que Tony Heurtebis n'avait pas vraiment eu sa chance et qu'il eut certainement été préférable de garder des sous et de continuer à faire confiance au prometteur Vincent Briant. Roussillon expert es-gardiens Mais voilà nous avons un président ex-gardien qui se veut expert du poste. Après le pauvre Stojkovic, il essaya donc Barthez. C'est dire s'il voulait envoyer Landreau aux oubliettes. Un Landreau qui était prêt à baisser son salaire pour rester et qui est parti au Paris SG pour rien. Le bilan financier de la valse des gardiens du FC Nantes est catastrophique. Il est à mettre en parallèle avec la saignée que subit actuellement le centre de formation… Il critique les entraînements Barthez avait joué sa diva dès son arrivée. Il était à ce titre dans la lignée des Wilhelmsson et Boukhari gonflés par une béate starisation présidentielle. Très tôt il avait critiqué les entraînements de Georges Eo et de Franck Mantaux (entraîneur des gardiens). Il voulait imposer ses méthodes avec la bénédiction présidentielle. Enfin Il ne fut pas étranger au limogeage du successeur de Serge Le Dizet. Le rêve de retour en sélection qui s'en va avant Sedan Mais Barthez n'était surtout plus à son sujet depuis ce fameux Nantes / Sedan, depuis son incroyable boulette. Une rencontre qui intervenait après une semaine internationale sans lui. Coupet et Landreau lui avaient été préférés par Domenech. Barthez était revenu avec l'ambition de réintégrer l'équipe de France pour l'Euro 2008. Son rêve partait en fumée et son implication sur le terrain était désormais en berne. Ce n'était plus le Barthez qui, du milieu du terrain, exhortait ses partenaires ou qui allait faire une touche en quatrième vitesse pour mieux relancer la machine. Ce Barthez là était celui qu'on attendait, celui qui nous faisait oublier notre scepticisme initial. Ce Barthez là a disparu trop vite, il a laissé la place à un indécrottable individualiste et ses irritants défauts ont alors pris le pas sur le reste. Barthez fait ci Barthez fait ça Depuis cette rencontre face à Sedan, les lézardes du vestiaire s'exhibaient en gros titres. Barthez qui rentre chez lui en plein match sans être sanctionné ou rappelé à l'ordre par son président fantoche. Barthez qui stigmatise le manque d'implication du jeune Dimitri Payet, rejoint en ce sens par les Da Rocha et Savinaud, il faut tout de même le souligner. Barthez qui avait ostensiblement laissé passer un penalty d'entraînement de Savinaud. Barthez qui divisait le vestiaire contre les « emblématiques ». Barthez qui taclait inutilement et bêtement Payet à l'entraînement en concluant par un « on s'est bien amusé » diversement apprécié par le principal intéressé Une star qui n'assume pas le minimum Barthez pressentait cette fin en eau de boudin. Il avait demandé des gardes du corps, en plus de son bagagiste, de son nutritionniste. Il avait demandé que son logement de fonction à 15.000 euros sur les bords de l'Erdre, soit protégé. On l'annonçait s'installer à La Roche s/Yon loin des soubresauts d'une ville pourtant endormie, bien qu'il se faisait payer l'hôtel à Nantes quand il décidait de ne pas rentrer en Vendée. Son dédain à l'égard des jeunes supporters qui tentaient d'obtenir un autographe, sa manière de ne pas assumer son statut et de se défiler toujours, énervaient.. Oublions Barthez. N'oublions pas Gripond et Roussillon Il reste que ce départ, évidemment triste eu égard à la carrière exceptionnelle du joueur, jette à nouveau l'opprobre sur ce FC Nantes qui cannibalise ses « stars ». Lorsque nous disions que le FC Nantes n'avait pas besoin des stars annoncées, dès mars 2006, nous ne pensions pas avoir à ce point raison. Un de nos titres enchaînait alors « Roussillon est-il con ? ». Le pire serait donc que ce FC Nantes qui a vendu son âme au diable, soit encore sali, comme si ses résultats calamiteux ne suffisaient pas, que le désamour augmente et qu'on oublie surtout de comprendre que si on en est arrivé là, après six longues années de conneries en tout genre, le principal fautif n'est surtout pas Barthez, mais bien ceux qui l'ont fait venir, ceux qui ont recruté des seconds couteaux tout en vendant notre patrimoine et qui s'attaquent désormais notre centre de formation.
F.P..., le 30 avril 2007
A lire aussi sur le site :
|
|